Vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 septembre

Au terme d’un voyage en autocar d’un peu plus de 500 kilomètres, la première étape de ce périple de trois jours dans le Périgord Noir, a conduit une quarantaine d’Anciens Poma et sympathisants, à Vézac, un charmant petit village bordé par la Dordogne.

Le car nous dépose directement au restaurant Le Paddock 135, une guinguette familiale style des années 30, avec pour thème la mécanique. Il est recommandé par la plateforme de recherche de restaurant Restaurant Guru, pour sa cuisine périgourdine simple et authentique, ainsi que son ambiance chaleureuse. A n’en pas douter, cette réputation se confirme par l’accueil qui nous est réservé. Le menu, composé de plats maison, conforme à la notoriété de ce restaurant, semble avoir été unanimement apprécié, ainsi que le service prompt et attentif.

Après cette première immersion dans la gastronomie périgourdine, il est temps de repartir, afin de découvrir cette belle région.

Beynac-et-Cazenac, situé au pied du château perché sur un contrefort rocheux, est un village classé parmi l’un des plus beau de la région. Avec ses maisons médiévales accrochées aux falaises, il offre une vue imprenable sur la Dordogne. On ne peut s’empêcher d’être émerveillé par la splendeur de ce paysage.


Notre premier rendez-vous est prévu au quai d’embarquement des Gabarres, pour faire une mini-croisière commentée sur la Dordogne, une expérience qui nous a plongé au cœur de la beauté naturelle de cette région.

Tous les passagers étant embarqués à bord, le bateau s’élance sans bruit et au fur et à mesure qu’il s’éloigne du quai, les ondulations de l’eau, ainsi que le léger craquement de sa coque, évoquent l’épopée des pionniers de la batellerie au 19ème siècle, qui transportaient leur cargaison sur la Dordogne.

Mais pour l’heure, à bord de notre gabarre au nom évocateur d’un personnage de légende Coulobre, cette mini-croisière fluviale se révèle être un véritable moment de détente. Nous pouvons à nouveau contempler le magnifique panorama du château de Beynac, perché au sommet d’un éperon rocheux et le village médiéval agrippé au pied de la falaise. Dans le même temps, les commentaires de notre guide ajoutent une dimension culturelle à ce décor de rêve, en nous dévoilant son histoire fascinante.*

*Le château fort, classé monument historique, dont les murs médiévaux sont imprégnés d’histoire, a été bâti au 12ème siècle par les barons de Beynac. Le surplomb de 150 m. de la falaise étant suffisant pour dissuader toute tentative d’offensive, côté Dordogne, les fortifications furent renforcées sur le plateau par une double enceinte, garnie de créneaux. Le château fort s’est ainsi révélé être une redoutable place forte, en vue d’assurer le contrôle de la vallée. En outre, cette partie de la Dordogne détient un remarquable passé médiéval, au cœur de la guerre de Cent Ans et des affrontements franco-anglais.
*Quant au village, également du 12ème siècle, il est sculpté dans la falaise, avec ses ruelles pavées qui s’enchevêtrent entre les maisons en pierres calcaires, coiffées de toits de lauzes, qui s’étagent en terrasses jusqu’à la Dordogne, ainsi que l’énorme pigeonnier-falaise, une habitation semi-troglodyte construite au-dessus des remparts.

Au fil de l’eau, sans bruit, la gabarre se rapproche du château de Fayrac et s’immobilise le temps pour les passagers de contempler cette belle demeure, où nous pouvons apercevoir deux tours rondes et un logis de style renaissance, tout en écoutant les commentaires du guide sur son histoire.

Au 14ème siècle, le château appartient aux seigneurs de Castelnaud. Il est appelé alors les tours de Fayrac. Pendant la guerre de Cent Ans, les tours de Fayrac servent de vigie au château de Castelnaud inféodé au roi d’Angleterre, face au château de Beynac qui soutient le roi de France. À la fin de la guerre, le domaine sera transmis au cours des siècles à différentes familles, jusqu’au propriétaire actuel un américain fortuné qui l’entretien et l’utilise comme résidence secondaire. Le château étant une demeure privée, il ne peut-être visité.
La vision panoramique que l’on a au fil de la navigation, permet d’avoir une vue imprenable sur le château de Castelnaud, l’éternel rival de Beynac, situé sur la rive opposée et de comprendre l’organisation défensive de la vallée de la Dordogne, ainsi que sa relation particulière avec le cours d’eau, qui fut à la fois une voie de communication et une protection naturelle. Le clapotis de l’eau et le silence du moteur électrique de la gabarre moderne créent une atmosphère propice à la contemplation. C’est avec ce dernier regard sur les paysages grandioses qui nous entourent, que notre mini-croisière se termine, pour partir ensuite à la découverte des Jardins Suspendus de Marqueyssac.

Les jardins suspendus de Marqueyssac, un véritable chef-d’œuvre de paysage qui fait partie des jardins remarquables de France, dont la construction s’échelonna du début du 15ème jusqu’au 17ème siècle, est un site classé pour son parc historique de vingt deux hectares, autour d’un château du 18ème siècle.

Nichés sur un promontoire, ces jardins à la française disposent d’une vue imprenable sur la vallée de la Dordogne et d’un peu plus de six kilomètres de promenades ombragées, bordées de 150 000 buis centenaires taillés à la main, agrémentés de belvédères, rocailles et parcours d’eau… Les jardins ont été réhabilité en 1996, une restauration qui s’est attachée à la préservation des lieux, afin de redonner au parc son caractère d’antan, principalement l’allée serpentine de santolines et de romarins, ainsi que dans l’esprit des rocailles du 19ème siècle.
La visite des Jardins suspendus étant la dernière du programme de la journée, nous sommes invités à rejoindre notre hôtel à Sarlat, où un cocktail de bienvenue nous attend.
Soirée Libre.

En raison du calendrier des marchés les mercredi, jeudi et samedi et non le dimanche comme il était indiqué sur notre programme, ce deuxième jour sera consacré à la visite libre du marché de Sarlat, le matin et du château des Milandes l’après-midi.
Tous les participants partent à la découverte de la cité médiévale de Sarlat, qui vit depuis le Moyen-âge au rythme de ses marchés. Ils s’étendent de l’avenue Gambetta à la rue de la République en passant par les rues piétonnes du secteur sauvegardé. Des centaines de producteurs proposent leurs produits d’exception, des noix, de la truffe, du foie gras, du miel, des savons artisanaux, de la charcuterie, des sucreries, des vêtements, ou encore du vin ainsi que des fraises et des châtaignes du Périgord. Moins typiques, certains d’entre-eux n’ont sans doute pas d’appellation Périgord Noir !

Classée ville d’Art et d’Histoire, Sarlat-la-Canéda est réputée pour avoir la plus forte densité de monuments historiques classés ou inscrits. Cité médiévale, elle s’est développée autour d’une grande abbaye bénédictine d’origine carolingienne, qui atteignit son apogée au 13ème siècle. La qualité architecturale de ses monuments et de ses immeubles atteste de son dynamisme et de sa capacité à se maintenir dans les grands courants économiques. La cité médiévale a été miraculeusement sauvée grâce à la loi Malraux promulguée en 1962, qui fut appliquée pour la première fois en France à Sarlat.

On tombe immédiatement sous le charme de cette cité médiévale. Les hautes maisons fleuries, les petites ruelles, la pierre omniprésente forment un décor historique de qualité. Après cette immersion au cœur du patrimoine historique et gastronomique de Sarlat, nous avons rendez-vous à l’Hostellerie Maleville à Beynac.

Recommandé par le Petit Futé 2025, l’Hostellerie Maleville a été fondée en 1871 par la famille Maleville-Pontet… Situé sur les bords de la Dordogne, ce restaurant gastronomique propose côté cuisine tout l’éventail des saveurs du Périgord qui arrive dans les assiettes, avec en plus, une belle vue sur la Dordogne. Quant à notre repas, il semble avoir été apprécié par l’ensemble des participants.

L’après-midi est consacré à la visite du château des Milandes.

Édifié en 1489 par François de Caumont pour son épouse, la bâtisse s’impose fièrement à Castelnaud-la-Chapelle. Son style architectural mêle harmonieusement Gothique et Renaissance.

Autrefois demeure des seigneurs de Caumont, le Château des Milandes a traversé les siècles. Il a connu tour à tour des périodes de prospérité, de conflits religieux et de grandes transformations. Au début du 20ème siècle, son propriétaire l’industriel Charles-Auguste Claverie, entreprend une restauration soignée, complétée par la création de magnifiques jardins à la française. Ces espaces ont reçu le label Jardin Remarquable.
La notoriété du Château des Milandes s’est renforcée avec l’arrivée en 1947 de Joséphine Baker, la célèbre star du music-hall et militante des droits civiques. Elle y mène une nouvelle vie, avec son mari, le chef d’orchestre Jo Bouillon et sa tribu arc-en-ciel, composée de ses douze enfants adoptés aux quatre coins du monde. On peut découvrir l’univers de Joséphine Baker parmi les quinze pièces : du grand salon des robes, aux luxueuses salles de bains Art déco, en passant par les chambres, la cuisine, la salle à manger et l’étonnante pièce présentant une charpente du 15ème siècle.
Les photos à l’intérieur du château sont hélas interdites.
En 1961, après son divorce, la gestion de l’ensemble des biens de Joséphine devint désastreuse. Trop dépensière et trop naïve, Joséphine Baker est criblée de dettes, une situation qui provoque la vente aux enchères du château des Milandes et par voie de conséquence, entraine son expulsion du domaine, ainsi que celle de ses enfants.
Aujourd’hui restauré et ouvert au public, le château des Milandes intègre un musée consacré à la star, qui expose des photographies, des costumes, des vêtements et des enregistrements de ses performances. Parmi ces costumes, la célèbre jupe banane, symbole de ses danses enflammées dans le Paris des années 1920, occupe une place toute particulière.
Joséphine Baker est également une résistante de la Seconde Guerre mondiale. Devenue française par son mariage, en 1937, avec Jean Lion, un industriel de confession juive, elle décide d’entrer en résistance contre les nazis et refusera de chanter à Paris tant que les Allemands y seront. Après avoir combattu l’occupation allemande, Joséphine Baker est officiellement engagée, en mai 1944, pour la durée de la guerre à Alger dans l’armée de l’air et devient sous-lieutenant.
En 1957, elle est faite chevalier de la Légion d’Honneur et reçoit la Croix de guerre avec palme. Elle sera la première femme d’origine américaine à recevoir les honneurs militaires à ses funérailles en 1975. Le 30 novembre 2021, quarante six ans après sa mort, elle fait son entrée au Panthéon.

Outre son histoire captivante, ce château de Castelnaud-la-Chapelle dévoile des trésors insoupçonnés dans ses jardins et son parc. Conçus au début du 20ème siècle, les jardins à la française se caractérisent par leurs parterres fleuris et leurs allées symétriques délimités par des haies de buis bas. Ils offrent une très belle vue sur la vallée de la Dordogne. Le château, son chai, le jardin et les anciennes écuries sont inscrits en totalité au titre des monuments historiques, depuis 2009.

Après la visite du château, nous assistons à un spectacle de rapaces présentant des faucons, aigles et buses, qui évoluent majestueusement devant nous. Ils sont guidés par des fauconniers visiblement à l’aise et heureux de partager leur savoir et leur amour pour ces oiseaux fascinants.

Actuellement, le domaine appartient à Angélique de Saint-Exupéry depuis une vingtaine d’années. Elle s’efforce, avec succès, d’y maintenir le souvenir de Joséphine Baker.
En fin de journée, retour à l’hôtel By Best Western pour la dernière nuit : Situé à un peu moins de deux kilomètres de la Cité Médiévale, notre séjour semble avoir été apprécié par l’ensemble des participants. L’accueil est chaleureux, le petit-déjeuner propose un buffet varié, quant aux chambres desservies uniquement par un escalier et en dépit de leur accessibilité restreinte, elles offrent un équipement minimal, mais très correct.


A bord du petit train rouge et jaune, qui est venu nous prendre en charge au parking situé à l’extérieur de la Bastide, nous profitons de ce moyen pratique pour découvrir la Cité Médiévale. Après un petit exposé de notre guide sur l’histoire de Domme, une visite libre de tous les participants s’est prolongée dans la Cité, jusqu’à notre retour au parking du car, à bord du petit train.

La Bastide Royale, perchée à 150 mètres au-dessus des méandres de la Dordogne, a l’avantage d’avoir un superbe point de vue sur la vallée de la Dordogne.
L’origine de Domme date du 13ème siècle. À cette époque, la région de l’Aquitaine était convoitée à la fois par les Français et les Anglais. La cité est réputée pour son urbanisme en damier, typique des bastides médiévales. Le cœur du village s’organise autour de la place de la Halle. Les remparts, construits à l’origine pour la défense, abritent de remarquables maisons en pierre avec des toits en tuiles brunes, datant des 13ème et 16ème siècles, qui contribuent à l’attrait visuel de la bastide.

Les remparts sont un exemple de l’architecture défensive médiévale. Les portes fortifiées sont représentatives de cette époque où la sécurité était importante. Les maisons en pierre avec leurs toits en tuiles brunes et leurs façades dorées, ajoutent du charme au village.
Reprise du bus pour rejoindre le restaurant Le Quercy de Souillac. Mais avant le départ, séance photo souvenir !


A notre arrivée, on nous installe au fond de la salle, qui n’a visiblement pas la capacité d’accueillir une quarantaine de personnes dans de bonnes conditions, en particulier les tables situées trop près de l’accès aux cuisines et aux toilettes. L’affluence des clients semble avoir dépassé les prévisions du personnel, créant un climat de tension palpable. Heureusement, la suite s’est révélée être plus engageante, avec un très bon service et des plats savoureux qui ont su rétablir la confiance dans cet établissement.
Le programme de la visite au Musée de la Vieille Prune, prévu en début d’après-midi à été annulé, au motif que le musée est fermé le dimanche !
Avant de reprendre la route du retour, il convient de complimenter Vincent, notre sympathique chauffeur de car, pour son professionnalisme et sa conduite prudente. En effet, tout au long du trajet, en particulier dans la vallée de la Dordogne, il a su faire preuve d’une grande attention et d’une remarquable aisance, en naviguant avec soin sur des routes nécessitant parfois des manœuvres très délicates.

Deux personnes, ayant des difficultés de mobilité n’ont malheureusement pu profiter pleinement des visites. Nous regrettons également l’absence, pour raison de santé, de trois adhérents qui étaient inscrits à ce Périple, en souhaitant qu’ils se remettent rapidement. Sans oublier une pensée à tous ceux qui sont dans l’incapacité de se déplacer. Nous espérons avoir le plaisir de les revoir tous bientôt.







































































































































