ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Vendredi 20 janvier

Vendredi 20 janvier à partir de 16 heures 30, une soixantaine d’adhérents et invités ont participé à l’assemblée générale des Anciens Poma dans la salle Emile Bert, mise à disposition par la ville de Fontaine. Cinq adhérents dans l’impossibilité de se déplacer se sont excusés.
La présidente Christiane MOUTARD a ouvert la séance en souhaitant la bienvenue à tous et en adressant ses remerciements à la mairie de Fontaine, à notre partenaire « Le Crédit Mutuel », ainsi qu’aux bénévoles qui ont contribué à la préparation de cette journée.
Avant de passer au rapport moral et d’activité, elle a rappelé la composition du bureau :
- Anny AMBLARD Trésorière
- Cathy BENETE Trésorière-adjointe
- Jacqueline DURBIANO Secrétaire
- Gérard BILLOUD Vice-président
- Et elle-même Présidente
C’est à ce titre qu’elle a souhaité rappeler les objectifs associatifs qui nous animent.
Notre association étant régie par la « Loi de 1901« , fonctionne grâce à la contribution annuelle de chacun d’entre nous et à l’implication bénévole des adhérents.
En outre, l’organisation des activités nécessite l’engagement de chaque membre du bureau, en particulier notre secrétaire, Jacqueline, qui a en charge leurs planifications, ainsi que les démarches auprès des prestataires.
L’année 2022 a été marquée par la programmation de quatre activités importantes :
- Le 27 avril, au restaurant « Le 1968″, pour le déjeuner entre anciens Poma et l’après-midi / Salon Mountain Planet
- Le 31 mai, sortie à la journée « Entre Vignes et Vergers » dans la vallée du Rhône
- Les 9 et 10 septembre, escapade en Camargue
- Le 18 novembre, au restaurant « La Table Ronde », Place Saint-André à Grenoble
La présidente rappelle l’ordre du jour :
Approbation du bilan financier
Renouvellement du mandat des membres du Bureau
Mais avant de procéder au vote, la Présidente a demandé à l’assemblée d’avoir une pensée pour Claudine Vaussenat, qui est actuellement prise en charge dans un établissement spécialisé, durant la phase terminale de sa maladie, accompagnée et soutenue dans cette terrible épreuve par Eugène, son mari.
Les Anciens Poma ont conscience de la période très difficile qu’ils traversent et sont de tout cœur avec eux.

Après quelques instants de recueillement, la Trésorière présente le bilan financier et ensuite le bureau de l’association procède à la mise aux voix des questions suivantes, conformément à l’ordre du jour :
- Le bilan financier, adopté à l’unanimité
- Le renouvellement du mandat des membres du bureau, adopté à l’unanimité.
Voilà l’essentiel des informations que la présidente devait communiquer, avant de laisser la parole à l’administrateur du site internet de l’association, afin de porter à la connaissance des adhérents, les raisons qui ont conduit la direction des services informatiques de la ville de Fontaine, hébergeur des sites de plusieurs associations de la commune, à prendre la décision de les fermer définitivement à la fin du mois de juin 2022, à la suite d’une cyberattaque.
Ce n’est que le 10 novembre 2022, que le directeur des systèmes d’information de la mairie de Fontaine, nous a notifié cette décision et chargé un informaticien de son service de nous transférer sur disque dur externe, toutes les données de notre site internet qu’il avait préalablement nettoyé, sans toutefois pouvoir garantir qu’elles soient totalement débarrassées des logiciels malveillants.
Renseignement pris auprès d’un expert en gestion des identités et des accès en cybersécurité, il s’avère qu’une grande partie des fichiers infectés ont été effacés par les services informatiques de la ville de Fontaine, ce qui a pour conséquence de compromettre la restauration intégrale de notre site.

Dans le meilleur des cas, si nous envisageons une remise en ligne du site actuel, il conviendrait de s’orienter vers un gros traitement manuel, sans pour autant être en mesure d’évaluer ce qui pourrait être récupéré !
La meilleure option qui se présente donc à nous est de se tourner vers la création d’un blog WordPress, qui présente l’avantage de nous affranchir des contraintes financières, liées à l’hébergement …
Affaire à suivre !
Ensuite, Jacqueline présente les perspectives événementielles de l’association, envisagées pour l’année 2023.
– Sortie à la journée à Montreux en Suisse, (en avril)
– Sortie sur deux jours à Aubagne/Marseille, (en juin)
– Une journée aux Baux de Provence « Carrières de Lumières », (en septembre)
– Une journée à Avignon « Visite du Palais des Papes », (en octobre)
L’assemblée générale s’est prolongée avec le traditionnel apéritif offert par l’association, suivi par un excellent repas, dont la convivialité à démontré une fois encore le plaisir qu’avaient les Anciens Poma à se retrouver. Il convient de mentionner la bonne prestation de Gaillard traiteur à Fontaine, qui était assisté pour la circonstance de deux extras reconnaissables à leurs nœuds papillons rouges !

Certains d’entre nous ont pu être déconcertés par la présence de ces deux étranges personnages, qui étaient en fait des comédiens de la Ligue Impro de Fontaine, la première troupe d’improvisation théâtrale professionnelle.

DIAPORAMA MUSICAL
https://youtu.be/WquRrKGIBZ4

MONTREUX / GRUYÈRES
Jeudi 27 et vendredi 28 avril

Notre proposition d‘excursion en Suisse a suscité un tel enthousiasme, qu’elle a nécessité la mise à disposition de deux cars. Cependant, en raison de problèmes logistiques invoqués par les chemins de fer suisse, il n’a pas été possible de prévoir les deux cars le même jour. Compte tenu de cette situation, cet article sera consacré à la journée du 27 ainsi qu’à celle du 28 avril.
Au terme d’un voyage un peu trop matinal, mais agrémenté par la présence de notre charmante accompagnatrice Charlotte, nous arrivons à la gare de Montreux afin de prendre place à bord du célèbre train GoldenPass Panoramic*.
A peine a-t-on laissé la gare derrière nous, que le train prend de l’altitude et rapidement, le panorama s’offre aux passagers. On ne se lasse pas de contempler les sommets enneigés, la vue magnifique sur le lac Léman, les vignes en terrasses, que l’on traverse dans la première partie du trajet. En une trentaine de minutes, le GodenPass Panoramic gravit la pente afin d’atteindre la gare de Montbovon, où nous attend notre car pour rejoindre Gruyères, la deuxième étape de la journée.
*Le GoldenPass Panoramic propose également un voyage entre Montreux, Gstaad et Interlaken (voir le commentaire du Petit Futé et le lien hypertexte de My Switzerland).

https://www.myswitzerland.com/fr-fr/decouvrir/panoramic-express-montreux-interlaken/

C’est à la maison du Gruyère, une fromagerie de démonstration, située à Pringy, près de Gruyères, que débute notre visite d’initiation à la fabrication du célèbre fromage. Accompagné de la vache Cerise dans notre audio-guide et de la pochette de fromage offerte par la maison, nous allons découvrir ce qui rend le gruyère si particulier. Sur la galerie visiteurs nous avons assisté à une des étapes de la fabrication traditionnelle en direct, suivant un procédé transmis de génération en génération.

Au restaurant de la maison du Gruyère, nous sommes invités à prendre place. L’endroit est très agréable, avec un personnel, qui semble visiblement formé aux exigences des standards de qualité suisses ! Quant au menu, du genre spécial groupes, il manque quelque peu d’originalité, alors qu’au cœur du berceau des fromages suisses, on aurait pu s’attendre à une prestation un peu plus couleur locale !


Tout proche de la maison du Gruyère, l’univers du chocolat nous ouvre ses portes à la maison Cailler, la célèbre chocolaterie suisse. Le circuit nous plonge dans l’histoire du chocolat, des aztèques aux dernières innovations. Les différentes phases de la fabrication du chocolat Cailler sont exposées dans un parcours audio-visuel interactif et guidé. Par le biais de caméras, on assiste à la transformation des ingrédients de base en chocolat. Le passé est aussi à l’honneur avec la présentation d’une sélection de documents photographiques retraçant la vie de la fabrique, depuis son origine en 1898 jusqu’aux années 1960. Sans oublier la dégustation de chocolat à volonté, qui semble avoir été bien appréciée !

Notre escapade à Montreux et Gruyères s’est terminée après l’incontournable passage dans la boutique Cailler. Il était temps ensuite de reprendre la route afin d’affronter la traversée de Genève, embouteillée par le retour des frontaliers, avant de pouvoir rejoindre la France …!
Photos Gérard BILLOUD pour la journée du 27 avril et Georges DUFOUR pour la journée du 28 avril

DIAPORAMA PHOTO DU 27 AVRIL
DIAPORAMA PHOTO DU 28 AVRIL

AUBAGNE / MARSEILLE
Vendredi 16 et samedi 17 juin

Au terme d’un voyage en car d’un peu plus de 300 km, cette nouvelle escapade de deux jours en région Provence-Alpes-Côte d’Azur a conduit une cinquantaine d’Anciens Poma et sympathisants, à Aubagne, une ville riche en lieux culturels et traditions artisanales, dont l’une des plus remarquables est le travail de l’argile. Elle est également la terre natale de Marcel Pagnol et depuis la fin de la guerre d’Algérie, la Légion étrangère y a établi le siège de son commandement avec le 1er régiment étranger.



Nous retrouvons notre guide Georges devant l’office du tourisme d’Aubagne, qui nous accompagnera une bonne partie de la journée. La première visite sera consacrée à l’atelier d’art des santons de Provence Maryse Di Landro.
Véritable symbole de la Provence, le santon c’est avant tout une fabrication artisanale et un savoir-faire unique. Ces figurines sont traditionnellement destinées à la scène de la nativité, mais c’est également la tradition d’un art de vivre typiquement provençal que l’on retrouve dans des personnages de la vie courante.

La fabrication des santons est réalisée suivant diverses étapes : le modelage, la création du moule, le moulage, l’ébarbage, la cuisson, la décoration et selon trois tailles (petite de un à trois centimètres, moyenne d’environ dix centimètres et grande pouvant atteindre vingt centimètres).
Après cette première visite, on se retrouvent tous pour le déjeuner au Café des Arts, où nous avons eu droit à un accueil chaleureux de la part d’une équipe dynamique, souriante et visiblement motivée. Quant au repas, nous l’avons savouré, confortablement installé sur une belle terrasse, face à la place centrale d’Aubagne !

Ensuite notre guide Georges nous conduit au village des Santons de Provence, où plus de 3 000 santons sont mis en scène dans un décor de 19 villages reconstitués. Pour réaliser cette véritable œuvre collective, 17 santonniers et 3 céramistes ont participé à l’élaboration de l’exposition.

Nous voici devant la maison natale de Marcel Pagnol, dans laquelle nous avons retrouvé une partie de sa vie, au travers d’une reconstitution de l’appartement de l’écrivain, d’une salle d’exposition qui présente des lettres, des objets et des photographies, rappelant ses souvenirs d’enfance et d’un documentaire projeté qui raconte sa vie et ses œuvres. Une belle façon d’en connaître davantage sur ce grand écrivain-cinéaste qui a été membre de l’Académie française de 1946 à 1974.

La journée à Aubagne se termine par la visite de la galerie Argilla, qui est un endroit unique en Provence, où plusieurs activités sont regroupées dans un espace de 600 m². La galerie dédiée à la vente et à l’exposition des potiers, santonniers et céramistes de la région, nous propose un éventail très diversifié de la production locale (santons, arts de la table, bijoux, sculptures, décorations), mais aussi des expositions temporaires d’artistes locaux et internationaux. Une cinquantaine d’ateliers de céramistes et de santonniers locaux se côtoient autour d’un projet commun.


En fin d’après-midi nous quittons Aubagne et notre sympathique guide Georges, que nous avons apprécié tant pour sa présence chaleureuse que pour la qualité de sa prestation, afin de rejoindre l’hôtel Ibis Budget Vieux-Port à Marseille. En outre, ce transfert nous a donné l’occasion de mesurer le sang-froid et la détermination de Najet, la jeune et sympathique conductrice de notre car.

Situé en plein cœur de Marseille, l’Ibis Budget se trouve à 3 minutes du Vieux-Port, une situation privilégiée qui en fait son atout principal. Le diner et la soirée étant libres, chacun de nous en a profité pour aller découvrir ou redécouvrir ce quartier emblématique de Marseille, le lieu de rendez-vous de tous les marseillais et des visiteurs.

Avant de quitter l’hôtel, il convient de revenir sur la rupture d’une canalisation de la ville qui a provoqué une inondation du sous-sol de l’hôtel et par voie de conséquence, occasionné une panne d’ascenseur. Bien que la direction de l’hôtel n’était pas responsable de cette situation, elle a tenu cependant à envoyer un message bienveillant à Jacqueline.
La deuxième journée débute par la corvée des valises, que nous devons déposer dans le car avant de rejoindre le Vieux Port, pour embarquer à bord de l’Ilienne, le plus gros navire de la compagnie Croisières Marseille Calanques.

Après avoir réalisé les ultimes préparatifs et vérifications, l’équipage largue les amarres …
Et en avant toutes pour l’Intégrale des Calanques !


A peine avons nous franchi le chenal du Vieux Port, qu’apparaît déjà sur notre droite, l’archipel du Frioul constitué de quatre îles, dont le château d’If, une forteresse rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas, d’où subsiste encore diverses traces de l’ancienne activité militaire. Le temps est clair, dégagé, avec une légère brise formant de petites vagues …
Que peut–on espérer de mieux pour notre Intégrale des Calanques ?

Après avoir navigué le long de la côte jusqu’aux quartiers sud de Marseille, à quelques encâblures, nous pouvons apercevoir le Cap Croisette, qui se trouve à la porte d’entrée du Parc national des Calanques et sur la droite, l’archipel de Riou se profile au large du massif de Marseilleveyre. Il se compose de plusieurs îles, dont la plus grande porte son nom, mais également de quelques îlots et rochers, notamment l’île Maïre ancrée en face du Cap Croisette. Elle n’est d’ailleurs séparée des côtes marseillaises que par un étroit passage de seulement soixante-dix à quatre-vingts mètres. La beauté et la richesse des fonds marins de ce site en font un milieu privilégié pour les plongeurs.

Nous abordons ensuite la Calanque de Sormiou, qui se situe au cœur du Parc national, à une vingtaine de kilomètres de Cassis. Hormis le fait d’être la plus grande calanque de Marseille, elle offre un décor vraiment idyllique avec ses reliefs montagneux qui la borde et l’eau turquoise de sa plage. Sormiou abrite également quelques cabanons qui sont devenus des lieux de villégiature très prisés et recherchés par les marseillais.

A quelques brasses de Sormiou, la Calanque de Morgiou, très profonde, révèle un autre cadre protégé par des falaises impressionnantes. Cette perle de la cité phocéenne abrite en son sein un petit port traditionnel de pêcheurs professionnels et divers cabanons, ainsi qu’un restaurant. Tout près du Cap Morgiou se situe la Calanque de La Triperie où Henri Cosquer a découvert sa grotte.

Non loin de la Calanque de Morgiou se trouve celle de Sugiton qui se réduit en fait à deux petites calanques encaissées, assorties chacune d’une minuscule plage, surplombée par de vertigineuses falaises, offrant de belles voies d’escalade. C’est d’ailleurs ici, qu’un des meilleurs grimpeurs de sa génération, le marseillais Gaston Rebuffat, s’est initié à l’escalade.

La Calanque d’En Vau considérée comme l’une des plus belles, mise en lumière dans une nature sauvage, est caractérisée par son encaissement et ses murailles de falaises, avec une belle plage de galets. Le contraste de la couleur blanc-gris des falaises qui tombent dans les eaux turquoises est tout à fait sublime. C’est à proximité de ce décor que le bateau a effectué une manœuvre, afin de se positionner au plus près des rochers.

Sa voisine, la Calanque Port-Pin se distingue avec ses eaux limpides et ses reliefs rocheux parsemés de nombreux pins d’Alep. Certains poussent même en équilibre sur la roche ! Elle est dotée d’une plage de sable et galets ainsi que d’une aire assez vaste composée de restanques. Sa facilité d’accès a malheureusement pour conséquence d’encourager une sur-fréquentation estivale …

Quant à Port-Miou, la Calanque la plus proche de Cassis, elle abrite un petit port de plaisance protégé du vent, avec un bras de mer qui s’étend sur environ un kilomètre. Elle est plutôt destinée aux plaisanciers et marins de passage qui viennent s’abriter le temps d’une nuit, ou aux randonneurs partant de Cassis en direction des calanques marseillaises.

Le retour de l’Intégrale des Calanques s’effectue en empruntant une voie non-stop, un peu plus éloignée de la côte, pour rejoindre ainsi directement le Vieux Port.
Avant de refermer ce journal de bord, il convient d’ajouter, que cette balade en mer nous a fait découvrir des paysages vraiment magnifiques, coachés par un équipage sympa.
C’est assurément une expérience incontournable à ne pas manquer lors d’un passage à Marseille …
Après être arrivé à bon port, une grande partie du groupe a rejoint le restaurant Les Buffets du Vieux Port, alors que les autres se sont dispersés dans le quartier du Panier. Un rendez-vous est fixé en début d’après-midi pour tous devant la Villa Méditerranée, qui abrite la réplique de la Grotte Cosquer.


Les photos et vidéos ne sont pas autorisées à l’intérieur de la réplique
Avant de pénétrer dans cette réplique de la grotte originale découverte par Henri Cosquer, il faut s’imaginer Marseille il y a 33 000 ans, en pleine période glaciaire, avec un niveau de la mer 135 mètres plus bas. L’entrée de la grotte se trouvait alors à 6 kilomètres de la mer et l’île du Riou qui lui fait face était au milieu d’une vaste steppe, qui constituait l’environnement privilégié des chevaux, bisons, ou autres cervidés … Au pied de ce qui est aujourd’hui la calanque de la Triperie, débouchait une galerie menant à une grotte que les humains d’alors occupèrent jusqu’à il y a 19 000 ans, en immortalisant peintures et gravures. Puis le climat se réchauffa, le niveau de la mer monta et submergea la grotte qui tomba dans le plus grand des oublis, jusqu’en 1985 où, à 37 mètres de profondeur, le plongeur Henri Cosquer retrouva son entrée !
Ainsi, la réplique permet d’exposer un lieu qui restera à jamais inaccessible, mais surtout de conserver un patrimoine condamné à disparaître.

La descente dans la réplique de la grotte s’effectue au moyen d’un ascenseur simulant une plongée sous-marine, qui nous conduit dans un sanctuaire préhistorique. Pour le découvrir, on embarque à bord de modules d’explorations autonomes et rotatifs, qui sillonnent les 220 mètres du parcours. Devant nous, le tunnel est sombre, quasiment noir, et c’est notre module qui déclenche des projecteurs lumineux afin de découvrir progressivement, avec l’assistance d’un audioguide, ce trésor archéologique inestimable.
Répartis sur un peu plus de 1.700 mètres carrés, la grotte renferme des dizaines de peintures pariétales et autres représentations préhistoriques datant de 33.000 à 19.000 ans. Au final, 90% de la cavité originale a été reconstituée avec la quasi-totalité de ses entités graphiques. La restitution est assez bluffante, on a vraiment l’impression de vivre ce que le plongeur Henri Cosquer a dû éprouver en découvrant la grotte !
La visite se poursuit par un film d’une dizaine de minutes, avant de s’achever à l’étage aménagé en espace d’interprétation archéologique, où l’on découvre que le niveau de la mer monte depuis 25.000 ans comme l’atteste une simulation qui nous projette jusqu’en 2130.

Situé à l’entrée du Vieux Port, le MuCEM, musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée est consacré à la culture méditerranéenne. Célèbre dans le monde entier pour son architecture combinant prouesses techniques et esthétique innovante. Son bâtiment est disposé face à la mer, près de la réplique de la Grotte Cosquer et du Fort Saint-Jean.

Le bâtiment J4 :
Constitué d’une coquille en résille de béton fibré de 72 mètres de côté, il est relié au Fort Saint-Jean, par une passerelle qui symbolise le lien entre les deux rives de la Méditerranée. Sa collection permanente et ses expositions temporaires présentent une richesse d’aspects culturels, sociaux, scientifiques et politiques du monde euro-méditerranéen, de la préhistoire à notre époque.

- Unique en son genre, le MuCEM s’affirme comme le grand musée consacré aux cultures de l’Europe et de la Méditerranée.
- Le thème de l’exposition actuelle est l’alimentation méditerranéenne qui s’est toujours enrichie d’apports extérieurs au cours de l’histoire. À l’heure où celle-ci est devenue un modèle globalisé, se pose aujourd’hui la question de la nécessaire réappropriation en Méditerranée de sa production comme de sa cuisine.

Le Fort Saint-Jean :
- Rattaché au MuCEM/J4, on accède à ce monument historique du XVIIème siècle, via une passerelle. Utilisé jusqu’en 1962 par les militaires, il s’est ouvert pour la première fois au public avec l’arrivée du MuCEM. Ses collections sont composées d’un important fonds documentaire, correspondant à plusieurs milliers d’œuvres, documents et objets.
Le MuCEM est l’un des lieux, au niveau national et international, où il est possible de mieux comprendre la Méditerranée. C’est aussi l’espace privilégié pour connaître davantage Marseille à travers son histoire.
Ici se termine notre escapade de deux jours à Aubagne et Marseille avec de beaux souvenirs plein la tête …

DIAPORAMA PHOTO

AVIGNON
Vendredi 6 octobre

La troisième sortie de la saison 2023 a été l’occasion, pour les Anciens Poma, de découvrir ou redécouvrir la Cité des Papes à Avignon, avec en prime, une belle journée ensoleillée.
Trois thèmes étaient initialement proposés : La visite du Palais des Papes, la visite du Pont Saint-Bénézet et la ballade dans les quartiers historiques, à bord du petit train touristique.
Pont Saint-Bénézet :

La première visite, avec l’assistance d’un audioguide, nous amène sur le célèbre Pont d’Avignon, qui comprenait au XIIème siècle, vingt deux arches, réparties sur toute sa longueur, jusqu’à la rive opposée du fleuve. Mais, son entretien représentait un gouffre financier, en raison des diverses crues dévastatrice du Rhône, qui nécessitaient de lourds travaux de réparation. Ces dommages successifs ont eu pour conséquence d’impacter fortement le budget de la Ville.

Finalement, devant les difficultés de son entretien, les travaux de restauration ont cessé à partir du XVIIème siècle. Dès lors, le pont Saint-Bénézet est devenu inutilisable.
Quant à la chapelle basse, toujours existante, elle fut édifiée pour abriter le tombeau de Saint-Bénézet. Devant la menace des importantes crues du Rhône, son tombeau fut ouvert en 1670, et ses reliques furent transférées dans le couvent des Célestins. Elles furent ensuite dispersées sous la Restauration, pour être à nouveau rassemblées et replacées dans la collégiale Saint-Didier d’Avignon.
Afin de perpétuer la célèbre comptine qui remonte au XVème siècle, un groupe d’Anciens Poma a entrepris de faire joyeusement la ronde sur le Pont d’Avignon …!

Le Palais et le jardin des Papes :

Dotés d’un histopad (tablette numérique), qui permet de revivre les fastes de la cour pontificale au XIVème siècle, en immersion virtuelle, nous avons ainsi pu visualiser à l’aide de la tablette, une grande partie des 9 salles du Palais des papes, telles qu’elles pouvaient être au XIVème siècle.
Comment expliquer la présence à Avignon d’un palais des papes ?
En 1305, le roi de France Philippe le Bel fait pression pour faire élire l’archevêque de Bordeaux, qui devient alors le second pape français sous le nom de Clément V. Sous son pontificat, Avignon entre dans la grande histoire de l’église en devenant la résidence officielle d’une partie du Collège des cardinaux. Son successeur, Jean XII, s’installe dans le palais épiscopal d’Avignon, alors installé à l’emplacement de l’actuel Palais des Papes, qu’il transforme. Ce n’est que sous Benoît XII, qui lui succède, que commence la construction du nouveau palais, en 1335. Ce pape bâtisseur reprend l’organisation de l’édifice existant et fait ériger la Tour du Pape, les appartements pontificaux, le cloître, l’aile du consistoire, plusieurs tours, les cuisines, les latrines, la chapelle, etc. Il décore richement son palais de mobilier et de peintures murales. Son successeur, Clément VI, continue quant à lui d’embellir le palais, ajoute de nouvelles tours et fait des extensions spectaculaires, notamment la salle de la Grande Audience et la Cour d’Honneur.

La visite s’est terminée dans le jardin de benoit XII, situé au pied de la façade orientale du Palais pontifical, qui disposait d’un accès direct depuis les appartements du Pape. Il a connu ces dernières années un réaménagement important, afin de lui redonner son caractère précieux.

Après le déjeuner libre, tous les participants avaient rendez-vous sur la place du Palais des Papes pour embarquer à bord du petit train touristique.
Petit train touristique d’Avignon :

Une fois installés à l’intérieur des wagonnets et équipés d’un audioguide destiné à chaque voyageur, nous avons entrepris la ballade, qui nous a conduit vers les endroits les plus intéressants de la cité ; depuis le Palais des Papes, jusqu’aux rues sinueuses de la vieille ville et au célèbre pont d’Avignon. En quarante cinq minutes, on découvre les principaux lieux emblématiques, dont certains passages délicats, habillement négociés par le chauffeur !
Ce petit train, presque confortable, nous a fait oublié le désagrément du cheminement sur les pavés qui jalonnent une grande partie de la ville historique, y compris le palais.

C’est la fin du VOYAGE, nous devons nous séparer …! malheureusement.
DIAPORAMA PHOTO

JOURNÉE SURPRISE
Jeudi 9 novembre


Jeudi 9 novembre 2023, nous étions 55 à avoir répondu présents pour une journée surprise.
8 heures précises, embarquement immédiat.
Damien, notre chauffeur, nous donne un nouvel indice : une journée à la découverte de la gastronomie lyonnaise.
Après 1heure 1/2 de voyage, nous arrivons à Lyon et là, première surprise : les bouchons…
Pas ceux qui ferment les bonnes bouteilles et encore moins les célèbres bouchons lyonnais des Traboules du vieux Lyon où l’on peut déguster le tablier de sapeurs, la cervelle de canuts ou la tarte à la praline…
Non, des voitures et encore des voitures.
Un peu de patience et nous arrivons à notre première vraie surprise. Le car s’arrête devant un grand bâtiment …
… Les Halles de Lyon.

Avant de partir à la découverte, un peu d’histoire…
En 1859, Lyon crée son premier marché couvert, place des Cordeliers, sous une halle métallique.

En 1971, la ville décide d’innover et un nouvel espace voit le jour dans le quartier en devenir de la Part Dieu. Avec ses halles de 13 500 m2, entre les rues Garibaldi, Lafayette et Bonnel, Lyon confirme sa place unique dans le monde de la gastronomie.
En 2004, la ville engage un grand chantier de rénovation et restructuration. Les Halles de Lyon deviennent les Halles de Lyon Paul Bocuse, le temple de l’excellence, de la tradition, de la qualité, du goût et des saveurs. Un hommage bien mérité pour Monsieur PAUL, ce maître légendaire de la gastronomie française, attaché aux produits du terroir.

Nous partons à la découverte des écaillers, poissonniers, cavistes, fromagers, charcutiers, bouchers et chocolatiers-patissiers.
Des enseignes au nom prestigieux : les volailles Clugnet, les charcuteries Cellerier ou Sibilia, les quenelles Giraudet, les chocolats et patisseries Bouillet…

Sans oublier la galerie des portraits des plus célèbres mères lyonnaises : comme la Mère Filloux, la Mère Brazier ou encore la Mère Léa…

Des poissons tout frais pêchés, des queues de langoustes énormes, des saucissons briochés, des rosettes et Jésus de Lyon, des brioches et tartes à la praline, des entremets et gâteaux… quel régal pour les yeux.
De quoi réveiller nos papilles.
Il est midi, nous rejoignons notre car pour notre deuxième étape.
Après un parcours du combattant où Damien a montré toute sa dextérité pour se faufiler dans des rues rétrécies par des travaux et passer sous des tunnels étroits et tortueux… nous nous arrêtons devant un lieu mythique de Lyon …
… La Brasserie Georges

Encore un peu d’histoire…
La Brasserie Georges a été bâtie en 1836 par Georges Hoffherr, brasseur alsacien. Le site choisit correspondait à l’étape des diligences sur l’axe Paris-Lyon-Marseille.
La Brasserie Georges brasse sa bière depuis sa création, l’eau de Lyon était alors considérée d’une qualité exceptionnelle.
La Brasserie Georges détient plusieurs records du monde : en 1986 la plus grosse choucroute (1 tonne de choux, plus de 150 kg de saucisses, 33 kg de patates…) et depuis 1996 la plus grande omelette norvégienne (1368 œufs, une génoise de 98 kg, 175 kg de glace à la vanille, 5 litres de Grand Marnier).
Nous passons dans le sas d’entrée devant les quatre vitraux de Lucien Bégule représentant les arts puis devant le buste du fondateur de la brasserie.

Devant nous une salle immense avec un plafond peint dans un style art-déco par Bruno Guillermin, des banquettes rouges, de belles nappes blanches sur les tables.
Au-dessus d’une grande glace murale est inscrite la fameuse devise de la Maison : « BONNE BIÈRE ET BONNE CHÈRE DEPUIS 1836 »

Nous nous dirigeons vers un salon plus intime (et un peu moins bruyant), sous l’œil de Sébastien Chabal, Alain Souchon, Laurent Gerra, Laetitia Casta et bien d’autres… à quand la photo des POMA ?
Le Chef de rang Elvin et son commis Camille s’occupent de nous avec gentillesse et bienveillance.

Après un kir en apéritif, place au repas, avec au menu :
- Salade de lentilles vertes du Berry label rouge à la ciboulette et au vinaigre de Xérès
- Véritable saucisson pistaché lyonnais de la maison Sibilia, sauce à la Mâconnaise, écrasé de pommes de terre
- Macaron au citron et son coulis de framboise
Le tout accompagné de vin blanc et vin rouge du domaine de l’Ogre.

15 heures, après la traditionnelle photo de groupe devant la Brasserie Georges, nous regagnons notre car.

Repus et heureux d’avoir partagé une si belle journée.
Un remerciement à tout le bureau et spécialement à Jacqueline pour son organisation au top, comme toujours.
17 heures, nous arrivons à Fontaine.
Au revoir à tous et au plaisir de se retrouver bien vite pour de nouvelles aventures.





































































































































































































































































