2019 – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE / LE PÈRE POMA VU PAR PIERRE MONTAZ / SITE POMA GILLY-SUR-ISÈRE / MIOLANS CONFLANS / JOURNÉE EN TERRE BRESSANE / JOURNÉE SURPRISE

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Vendredi 25 janvier

Avec 64 inscrits et 50 présents (dont 3 pouvoirs), la Présidente déclare l’assemblée générale ouverte en souhaitant la bienvenue aux personnes présentes et remercie la municipalité de Fontaine pour avoir mis gratuitement à disposition de l’association, la salle Romain Rolland.

Elle rappelle les sorties ou voyages organisés au cours de l’année 2018.

  • Le 16 mars visite de la station Aquapole à Saint-Egrève.
  • Les 21/22 et 23 septembre – sortie en Bourgogne – nous étions 49 participants.
  • Le 15 novembre 2018 : Journée surprise – visite de la chocolaterie Valrhona à Tain l’Hermitage / repas au domaine des Payres aux Marches dans la Drôme (visite d’une miellerie).

La Trésorière présente le bilan financier de l’année 2017 qui s’achève avec une solde de 2 091.96 €, il a été adopté à l’unanimité.

Ne souhaitant pas continuer à augmenter ce solde en 2019, la Trésorière propose d’utiliser une somme
pour financer le poste transport à l’occasion d’une prochaine sortie. A l’unanimité, il a été décidé que
l’Association financerait la dépense de l’autocar pour la prochaine visite de l’usine Poma à Gilly-sur-Isère.

Renouvellement du bureau :

  • Christiane MOUTARD / Présidente
  • Gérard BILLOUD / Vice-président
  • Jacqueline DURBIANO / Secrétaire
  • Annie AMBLARD / Trésorière
  • Chantal LANGONNE / Trésorière-adjointe

Le Bureau est réélu à l’unanimité.

La secrétaire présente les projets de sorties et de voyages pour 2019 :

  • En mars, visite de l’usine Poma à Gilly-sur-Isère
  • En Avril, journée Savoyarde avec visite du Château de Miolans et de la ville de Conflans
  • Fin Juin 2019, deux journées en Camargue (Les Saintes-Maries-de-la-Mer et Aigues-Mortes)
  • en Septembre 2019, journée dans l’Ain (visite d’une ferme musée à Courtes, d’une fabrique de sabots et du monastère royal de Brou)
  • Journée surprise : aucune information puisque c’est la surprise / le bureau a donné une idée du budget, soit environ 80 euros par personne.

La séance est levée. Tous les participants sont invités à partager un moment chaleureux autour de l’apéro …

et de poursuivre ce moment de convivialité par un repas servi sur place.

DIAPORAMA

LE PÈRE POMA VU PAR PIERRE MONTAZ

Lundi 4 mars

Le 25 janvier dernier, a eu lieu à l’Alpe d’Huez l’inauguration de la télécabine Poma « TCD 10, Alpe Express », en présence de diverses personnalités dont Pierre Montaz, co-fondateur de la société Montaz et Mautino, qui a rendu un bel hommage au Père Poma, en présentant à l’assistance son recueil d’anecdotes  « HISTORIQUE PARTIEL DE LA VIE DU PÈRE POMA ».

Au-delà de son image de capitaine d’industrie, incontestable, c’est un des aspects peu connus de la vie du Père Poma, que Pierre Montaz révèle dans son recueil d’anecdotes. C’est d’ailleurs en découvrant avec beaucoup d’intérêt et de plaisir le contenu de ce recueil, qu’il nous a paru naturel d’en faire bénéficier les visiteurs de notre site internet.

Bonne lecture …

Monsieur le Maire et ami, Jean-Yves
Monsieur le Président du Directoire, encore un ami. Jean Souchal et son Equipe
Monsieur le Président de Montaz-Mautino, Gilles Kran- une entreprise que je connais bien..
Les membres de la Famille Pomagalski. Jean-Jean, Bernard, Danielle
Monsieur Jean Hirigoyen, Président efficace du Chaînon Manquant.
Tous les Huizards que j’ai connus
Je ne citerai pas toutes les personnalités présentes ou représentées, aujourd’hui, vous êtes tous des Personnalités.
Mesdames, Messieurs….chers Amis.

Merci de me donner la parole pour ce grand jour d’inauguration d’un bel appareil Poma aménageant
un des plus beaux domaines du monde.
Les Grandes Rousses qui appellent le Signal de l’Homme.
Pour la circonstance je suis heureux de rappeler, brièvement une partie de la vie du Père
Poma que j’ai bien connu.

Poma un athlète de haut niveau

En 1930, Poma s’entrainait sur l’Isère en aviron et formait une équipe imbattable avec Tady, journaliste à l’époque au Petit Dauphinois, les 2 frères Buttard, mes cousins germains et Minetti, comme barreur, père de notre ami Yves.
Ils ont été champions de France et…

En 1932 sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Los Angeles.
Mais, leur Fédération, peu argentée, leur demande de participer aux frais de déplacement. Ils refusent.
Ils eurent l’honneur d’être sélectionnés, mais pas de participer.
Poma : Ses qualités athlétiques je les lui ai connues toute sa vie : à ski sur le terrain, capable de pousser un équilibre au sommet d’un pylône de 10 m, de se déplacer aussi bien sur les mains que sur les pieds …

Poma le curieux

En 1934 les frères Buttard apprennent qu’un gars du Pays, un Mauriennais, vient d’installer une ficelle au Col de Porte !
Pour examiner cette curiosité, un des premiers engins en Europe, les frères Buttard entrainent Poma dans leur B2 Citroën pour découvrir cette installation révolutionnaire.

En 1935 Poma demande à son copain Marcel :
« Tu ne connaîtrais pas un coin où nous pourrions construire un remonte-pente ? »
« j’ai un copain de régiment qui est curé dans un bled : Huez … allons le voir »
Monsieur le curé d’Huez, les informe qu’on vient d’ouvrir une route pour accéder au domaine des alpages
«allez donc voir ».

Poma le constructeur

Ils repèrent la pente de l’Eclose et les mois suivants approvisionnent leur chantier en poteaux bois (poteaux mis au rebut par les PTT), des jantes de roues de vieilles voitures pour les poulies, un pont arrière de vieux camion comme réducteur, un câble en provenance d’un chantier de forestier et tout à l’avenant.
Début 1936, l’installation est en route et connaitra de multiples aventures.
De 1936 à 1940 Poma construira des téléskis à la Morte, Villard-de-Lans, Abriès, Aiguille,
Sainte-Marie-de-Vars, les Contamines … J’ai grimpé sur tous ces pylônes …

Poma et mes premiers pas avec lui

En 1940 je suis un de ses tous premiers serviteurs : je n’ai que 16 ans mais je tiens le double décamètre pour effectuer le relevé de terrain du téléski de la Petite-Sure (le Barbotte) et celui de Villard-Reculas qui sera construit par Applevage financé par les « Vins Patriarche ».

En 1943 mon premier poste chez Poma.

Etant réfractaire au STO, je me réfugie à l’Alpes. Je suis un Clandestin, un Réfractaire qui devient perchman pour Poma sur son premier téléski : l’Eclose. Là, seul téléski à part le téléluge du Signal, je vois passer tout le monde : les grandes vedettes du cinéma, les grands skieurs de l’époque, les moniteurs et tout un monde bizarre.

Engagé dans la résistance, je deviens un agent de renseignements à son service. Je lui rapporte combien d’allemands j’ai vu passer, de quel uniforme ils étaient vêtus, quelles armes ils portaient, quels écussons, à combien de collaborateurs notoires j’ai tendu des perches …

Ce n’est que 25 ans après que j’ai su que tous mes renseignements avaient servi à la Résistance.
Je n’en tire pas gloriole, des milliers de Français ont servi le Pays par des actes simples.

Poma aide à la désertion !

Il s’introduit dans l’armée allemande !
Quand il se faisait arrêter sur un barrage routier, il marmonnait quelques mots polonais et, s’il repérait un de ses compatriotes engagé de force dans l’armée allemande, il faisait tout pour l’en extraire et le ou les ramener dans le maquis de l’Oisans.
Je l’ai vu arrivant à l’Alpe d’Huez accompagné de 2 Polonais équipés d’un uniforme allemand avec armes et bagages !

Incroyable !

Fin juillet ou début août 1944, les Allemands investissent l’Alpe.
Tous les hommes sont tenus de se présenter devant le Grand Hôtel pour subir un interrogatoire.
C’est avec une grande peur, la peur de ma vie que je m’y rends.
Et, réaction curieuse : devant ce colonel qui m’interroge, je n’ai plus la frousse. Grâce au mensonge, je me tire de ses pattes. Derrière ce colonel et sa garde, il y a l’interprète, Gonthier, qui connait la langue de Goethe pour avoir occupé l’Allemagne en 1921 il est propriétaire d’un petit hôtel dans lequel il camoufle une dizaine de Juifs dans la soupente de son bâtiment.
Poma est à côté de lui, comme témoin. Le sentir là me donnait de la force.

La Libération est là.
Je ne retournerai dans la capitale qu’en janvier 1945.

Après ces années passées en montagne, je crois que mes chromosomes savoyards ont prospéré et je me sens bien dans cet environnement.
Je reprends le rythme métro-dodo-boulot du Parisien.
Je me sens comme un oiseau en cage.
Je deviens un petit dirigeant syndicaliste dans la CFTC, virulent, au point de me faire renvoyer de mon entreprise, ce qui était possible à l’époque.
Je veux faire mon tour du monde.

C’est alors que Poma m’annonce qu’il vient de décrocher la commande de téléskis à Courchevel, Praz sur Arly, Mégève, les Contamines et souhaite que je le rejoigne pour faire mon tour du monde avec lui…

Poma sur les chantiers

Ce n’est pas un patron ! Mais un animateur, un entraineur : rien ne l’arrête.
Je le revois, quand un problème se pose, s’accroupir sur ses fesses, tasser la neige ou prendre une craie pour faire un croquis dans l’atelier et trouver la solution d’un problème en disant :
« Et après ça, finis les emmerdements » et nous pensions « ils vont commencer ! ».
Il communiquait son optimiste débordant.

Après 10 ans passés dans cette belle Entreprise et ne pouvant pas m’exprimer à fond, je décide de la quitter et monter ma propre Boîte.
Je suis très encouragé par mon entourage !
« Il faut être fou pour rentrer dans cette profession »

Oui, j’étais fou. Et certains ajoutaient :
« On n’va pas toujours en construire ! »

Peut–être. Mais 80 ans après on construit toujours des transports par câble !
A cette époque, de nombreux clients m’appelaient Pierre Poma…J’étais flatté, mais je préférais quand même mon patronyme.

Poma. Un homme généreux.

Je le quitte mais il m’aide en me prêtant une petite somme rondelette pour démarrer et même m’accorder le droit de copier ses brevets moyennant des redevances.
Mon Entreprise était donc licenciée Poma, mais totalement indépendante.
Poma s’était créé un concurrent.
Le marché étant en plein développement, et peu de fous s’élançant dans ces aventures, nous avons endigué pendant quelques années la rentrée de la concurrence étrangère et française.

Une belle aventure humaine.

Ce que je n’ai pas dit, mais que je tiens à vous faire connaître

Quelques années plus tard, Poma a eu le fair-play de dire devant moi, à Villadomat d’Andorre :
« Pierrot, c’est le gars qui m’a rapporté le plus !….. ».
Après tout le bien que j’ai dit sur l’entreprise POMA, je me sens obligé de défendre Montaz-Mautino qui reste une belle entreprise grâce à un personnel exceptionnel. Sur le marché, elle n’est pas la plus grande, ni la plus forte, mais elle reste la meilleure….

Poma a fini ses jours d’un affreux cancer à l’Hôpital de la Tronche.
Sur la porte de sa chambre, une pancarte était inscrite : « Ne pas déranger ».
Je suis entré en m’excusant. Il m’a dit : « tu ne m’as jamais dérangé »

Sur une tablette au bord de son lit était posé un carnet pour écrire ses nouvelles idées.
Il savait depuis toujours que la vie est une aventure dont on ne sort pas vivant, que pour
un autre monde. Je ne sais pas s’il croyait à un autre monde.
Toute sa vie, je sais qu’il était à la recherche de la vérité dans tous les domaines.
Il avait une opinion sur toutes les doctrines.
Il récitait avec beaucoup de conviction les vers de Kipling
« Si tu veux être un homme, mon fils » … »

A l’occasion de sa sépulture, dans l’église de Fontaine, Monsieur le curé, un résistant de la première heure n’a pas fait un long discours, mais il était tellement court et évocateur que je ne l’ai pas oublié. Il a simplement dit :«Notre frère Jean Pomagalski, j’ignore s’il a beaucoup prié, mais je sais qu’il a beaucoup travaillé » Et moi je me permets d’ajouter : « Oui le travail est une prière puisqu’il parfait l’oeuvre de Dieu ».

Récit de Pierre Montaz-Rosset

SITE POMA / GILLY-SUR-ISÈRE

Jeudi 14 mars

Sur l’invitation de Philippe LAVILLE, directeur du site, une soixantaine d’Anciens Poma étaient présents pour découvrir ce nouveau complexe industriel de POMA, installé à Gilly-sur-Isère en Savoie.

POMA a investi 20 millions d’euros dans ce nouveau site industriel qui regroupe la production des systèmes de transport par câble, les activités des filiales SACMI (spécialisée dans la fabrication d’ensembles mécano-soudés et montage d’ensembles mécaniques) et COMAG (spécialisée dans les travaux d’installation et de maintenance de remontées mécaniques).

Ce nouveau site de production, qui s’étend sur plus de 70 000 m² est désormais opérationnel à 100 % et compte environ 150 salariés. Au cours de la visite, les anciens salariés de Poma ont pu se rendre compte de l’importante progression des nouvelles techniques de fabrication mises en œuvre, depuis leur départ à la retraite. Chacun dentre nous peut être fier d’avoir collaboré au sein de cette société performante et contribué ainsi à sa croissance.

Vendredi 19 janvier 2018, le groupe Poma inaugurait son nouveau site industriel, en présence du premier ministre et de nombreuses personnalités, dont Michael Seeber, Président de la holding HTI BV, actionnaire principal de POMA, qui regroupe également le constructeur italien Leitner. Les invités ont pu découvrir les différents pôles de production de Gilly-sur-Isère.

Après la visite du site de pré-montage d’ensembles mécano-soudés et montage d’ensembles mécaniques SACMI, tous les participants ont été invités à assister au briefing sur la production du site, qui s’est terminé ensuite par une collation offerte par le groupe POMA.

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MIOLANS / CITÉ MEDIÉVALE DE CONFLANS

Jeudi 25 avril

La première visite commence par le château de Miolans, classé Monument historique depuis 1944, qui se trouve sur un escarpement rocheux surplombant la Combe de Savoie. Il est l’un des ensembles fortifiés les plus importants et les mieux conservés de Savoie. Il représente le type le plus complet et le plus parfait de l’art militaire à la fin du XVe siècle. Dans sa forme générale, le château est achevé au début du XVIe siècle et inscrit clairement la puissance de ses seigneurs dans le paysage savoyard. Ainsi, au Moyen âge, il contrôlait l’une des principales routes transalpines : celle qui permettait de rejoindre l’Italie par la vallée de la Maurienne.

Avec la transformation du château en prison à partir du XVIe siècle, les pièces changèrent d’affectation pour devenir des lieux de détention. Les portes, les grilles furent souvent doublées ou renforcées pour empêcher les évasions. Les geôles reçurent un nom particulier, symbolique, sensé refléter les conditions de vie qui y régnaient. Le château de Miolans a ainsi joué pour la Maison de Savoie le même rôle que celui de la Bastille pour les rois de France. On le surnomme d’ailleurs souvent « la Bastille savoyarde ».

A la base du château, sans chauffage, où les murs sont épais et la lumière est rare, se trouvait donc « l’Enfer ». Il s’agissait du cachot de rigueur où l’on plaçait les prisonniers pour les punir.

Un détenu célèbre, le sulfureux Marquis de Sade, a séjourné dans une cellule du château, entre le 9 décembre 1772 et le 30 avril 1773, mais avec heureusement pour lui, quelques égards. Le Marquis se lie même d’amitié avec le Sieur Ducloz, Lieutenant de la citadelle, et prend ses repas dans l’appartement de ce dernier. C’est de l’une des pièces de ce logement, qui possède une fenêtre sans barreaux, que le Marquis va s’évader avec son fidèle valet et l’un de ses codétenus, le baron de l’Allée de Songy, en prenant soin de laisser une lettre à l’attention du commandant du fort, Monsieur Louis de Launay.

Après le repas pris au restaurant La Maison des Pêcheurs à Grésy-sur-Isère, l’après-midi fut consacré à la visite de la cité médiévale de Conflans juchée au sommet d’un escarpement rocheux. La cité médiévale domine la confluence de l’Arly et de l’Isère. A travers les siècles, à l’abri derrière son enceinte du XIVème, elle a su garder un charme intact. On se laisse séduire par le cachet des vieilles rues, le murmure des fontaines, la chaleur des façades traditionnelles, le charme de son église baroque et le panorama depuis la place de la Grande Roche.

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UNE JOURNÉE EN TERRE BRESSANE

Vendredi 20 septembre

Extraits de l’article original de Florence Marrillet / Photos Georges Dufour

FERME DE LA FORÊT A COURTE

Nous sommes accueillis par Eric qui nous donne maintes explications sur cette ferme bressane authentique à colombages construite à la fin du 16è siècle, inscrite au titre des monuments historiques en 1930. La technique de construction est typique de la Bresse : des  poutres posées à même le sol (faute de pierres dans cette partie de la Bresse), une structure en bois (colombages), des tressages de bois (noisetier, frêne…) et un remplissage en torchis (terre crue).

Sur la toiture s’élève une cheminée sarrasine (les cheminées des fermes de Bresse sont qualifiées de « sarrasines » par des érudits à la fin du XVIIIe siècle, intrigués par leur silhouette « différente »).La partie sommitale de la cheminée est appelée « mitre », en briques, elle est ouvragée, décorée et surmontée d’une croix latine. La ferme bressane faite de bois ne permet pas d’aménager des cheminées adossées contre les murs. Le foyer est donc au centre, surmonté d’une large hotte pyramidale (de 6 à 7 mètres de haut)  ouverte en son sommet (la mitre).

Dans le jardin de la ferme, le chanvre est cultivé. Une fois peigné, il servira à faire des cordages pour les bateaux mais aussi pour les cloches des églises, des draps, des nappes…

Nous sommes accueillis par Christian dans cette belle ferme auberge bressane toute fleurie avec sa cheminée sarrasine.

La cuisine est simple, traditionnelle et délicieuse, les produits sont de la ferme, les poulets gambadent dans les champs, le gratin est cuit au feu de bois et que dire du pot de crème !

Nous nous sommes tous régalés. Il est déjà l’heure de partir, dommage, nous serions bien restés encore un peu.

ARTISAN SABOTIER A LESCHEROUX

Le sabot traditionnel est tout en bois, principalement en bouleau qui n’est pas trop lourd mais résistant et abondant en Bresse, il est aussi possible de travailler le pin, le frêne, le noyer…

Tout d’abord l’ébauche (en bois vert) du sabot est découpée à la scie, elle passe ensuite sur une machine qui permet à l’aide d’un seul modèle de tourner l’extérieur puis de creuser l’intérieur du sabot à l’aide d’une « cuillère ». Les finitions se font sur l’établi appelé « la chèvre » à l’aide d’outils d’époque : le boutoir, les cuillères, la rouanne aussi appelée langue de belle mère et le couteau à parer. Les sabots doivent sécher pendant 4 à 6 mois, ils vont rétrécir en largeur et en épaisseur mais la longueur restera identique. Il faut environ ¾ d’heures pour confectionner un sabot.

MONASTÈRE ROYAL DE BROU

Julie nous attend devant le portail majestueux de l’église et nous la suivons à l’intérieur. Tout d’abord, elle nous raconte la vie de Marguerite d’Autriche, indispensable pour mieux appréhender notre visite. Elle nous invite à la suivre, tout d’abord dans les cloitres : le 1er, le plus petit est dédié à l’accueil, le second à la prière et à la méditation, le troisième cloître est celui des communs pour la vie quotidienne des moines augustins. Nous entrons enfin dans la somptueuse église Saint-Nicolas-de-Tolentin édifiée de 1513 à 1532, surmontée d’un toit de tuiles vernissées polychromes. La nef est claire, blanche en pierre calcaire de Revermont. Les vitraux sont incolores d’origine. Elle est volontairement sobre pour contraster avec la richesse et l’exubérance du chœur. Aucune messe n’a jamais été célébrée dans l’église.

Au fond cinq vitraux représentant le Christ, la vierge et Marie-Madeleine mais également Philibert le Beau présenté par saint Philibert de Tournus, Marguerite d’Autriche par saint Marguerite. De chaque coté, les blasons de leurs ancêtres.

Le tombeau de Philibert le Beau occupe le milieu du chœur. Il y est figuré deux fois : vivant les yeux ouverts en tenue d’apparat, et mort les yeux clos attendant la résurrection au niveau inférieur. Le tombeau de Marguerite de Bourbon, mère de  Philibert, est creusé dans le mur sud. Les pleurants rappellent ceux des tombeaux des Ducs de Bourgogne à Dijon. Le tombeau de Marguerite d’Autriche est en forme de baldaquin en dentelles de pierre, peuplé de statuettes de saints et de saintes.  Elle y est figurée également deux fois : morte au niveau inférieur avec un visage très jeune et vivante les yeux ouverts à l’étage du dessus.

Il est 18 heures, les portes se referment et laissent en toute intimité Philibert et Marguerite.

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JOURNÉE SURPRISE

Vendredi 22 novembre

Comme les années précédentes le lieu de la destination n’était pas connu, excepté quelques jours avant le départ pour la journée surprise, chaque participant avait reçu un rébus à décrypté …

… La solution était pourtant évidente !

En effet, c’est ici chez un des leaders en organisation d’évènements en Drôme-Ardèche, le restaurant traiteur L’escoffine, que s’est déroulé notre journée surprise.

La cuisine entièrement artisanale est élaborée en privilégiant au maximum les produits locaux et de saison, avec un personnel de service expérimenté et attentionné. La salle dispose de 400 m² pouvant accueillir jusqu’à 250 personnes, elle est composée d’une scène et de tables rondes, qui offre la possibilité de danser.

En fin d’après-midi, chacun de nous a eu droit à un cadeau surprise offert par Escoffine, une façon bien agréable de terminer cette belle journée !

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